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Bonjour, Tout d’abord, je vous souhaite la bienvenue sur ce blog, qui, j’espère, apportera aide et compréhension, sinon du div...

lundi 15 octobre 2018

Reprise en main et séance intense



Comme je l'écrivais dans mon  précédent  article, des soucis se sont accumulés, que ce soit dans la vie Vanille comme dans notre relation M/E. Il se trouve que les soucis de notre relation M/E ont été surmontés, comme à chaque fois, j'y reviendrai plus loin. Mais ce sont les soucis Vanille qui ont empiré : ma ravissante esclave a fait une crise d'anémie (avec des taux extrêmement bas lors de l'analyse de sang), puis une pyélonéphrite à cause des examens médicaux ! Comme si l'anémie ne suffisait pas. Nous avons eu deux semaines de repos forcé, je ne joue pas avec la santé, et je lui interdis de le faire. Résultat, une accumulation de tension, de frustration et de contrariété pour ma petite chose.

Les traitements ayant fait/faisant effet (pyélo traitée, anémie en cours sur 3 mois ...), nous avons pu nous retrouver, Maître et Esclave. La journée et la soirée de ce Samedi ont été très intenses. La voyant en forme mais pas bien dans sa tête le Vendredi soir, j'ai décidé qu'il était temps pour moi de reprendre ma place, et de la remettre à la sienne : à mes pieds.

Samedi, après le réveil habituel comme il se doit, j'ai entrepris de jouer avec elle : mains, instruments adaptés, instruments "détournés" ... je l'ai stimulée comme jamais, toute la journée, cédant à mes instincts primaires. Ses fesses et quelques parties de son corps ont pris une coloration bien rouge, pour son plus grand bonheur (j'ai même cassé une cuillère en bois sur ses fesses....)
Son visage a changé, elle est redevenue souriante, heureuse, ravie de me retrouver après une période pénible. Nous avons pu confier le petit le weekend, ce qui nous a laissé beaucoup de temps et d'espace pour nous. La journée n'a été qu'un enchaînement de stimulations diverses et variées, pour son plus grand bonheur ... et le mien ! Je l'ai prévenue que je m'occuperai de son cas le soir même, parce que j'en avais envie. Nous avons pris une douche ensemble, où j'ai continué à la titiller, bien évidemment, puis le repas. Après une ballade digestive bienfaisante (deux semaines sans, ca commençait à devenir hard), nous nous sommes retrouvés dans la chambre, pour une session plus intense que d'habitude. Certain(e)s se diront que ce n'est pas terrible de reprendre aussi fortement, mais elle en avait vraiment besoin.
Après avoir utilisé mon esclave comme il me plaisait (sans finir) avec notre dernière acquisition, un bâillon-boule, j'ai utilisé la badine en bambou, la badine en rotin, la canne dure  et le fouet à élastique : nous avons partagé un moment d'une rare intensité, entrecoupées de fou-rires et de moments très complices. Puis j'ai attrapé les boîtes et les gants : séance d'aiguilles.

Nous avons testé les aiguilles de manière plus intime que la fois précédente (qui n'était que du sous cutané et du plantage d'aiguille droite) : grandes lèvres et tétons ont subit l'assaut des aiguilles. Si les aiguilles lui ont arrachés quelques petits cris mineurs, j'ai pu lire (enfin je crois) de la fierté dans ses yeux. Je n'ai utilisé que 4 aiguilles, mais je l'ai laissée libre de ses mouvements, pour tester sa volonté : je n'ai pas été déçu. Un rapide débrief m'a appris qu'elle aurait préféré être attachée pour ne faire que subir, comme je le pensais, mais pour les aiguilles et le couteau, j'y vais par étape, tranquillement, avec une règle : je ne l'attache pas les premières fois, je la sais très auto-disciplinée pour ne pas faire de mouvements inconsidérés, même sous la douleur aiguë (ça m'impressionne à chaque fois le contrôle qu'elle a), une certaine peur la figeant (ça reste un couteau, qui plus est très tranchant). Les prochaines séances se feront avec contraintes et entraves, les aiguilles seront plus nombreuses et variées.

Satisfait de la soirée, je comptais m'en tenir là, mais, dans un moment de bonté, je lui ai demandé si elle désirait quelque chose. Elle a sorti l'instrument que j'attendais le moins : le câble en métal. Malgré un postérieur et des jambes bien marquées, je lui ai offert une séance avec le câble plus appuyée que d'habitude. A nouveau, elle a été ravie. La voyant bien détrempée et excitée, je l'ai prise brutalement, lui offrant plusieurs orgasmes (dont quelques uns avec le point G, ce qui lui fait faire la fontaine, pour mon plus grand plaisir, et le sien !).

Le lendemain a été dur, malgré une grasse mat'. La journée et la soirée de la veille nous ont vidé, dans tous les sens du terme. La semaine commence, elle a repris le boulot. J'imagine l'impatience dans sa tête : en vacances Vendredi soir pour une semaine (histoire de profiter de son Maître et des enfants), nous nous rendrons à une soirée Samedi. Nous devons y retrouver des connaissances, mais aussi des personnes que nous souhaitons rencontrer. Autant dire que la soirée va être riche en émotions pour sa petite tête !

Je t'aime, mon Esclave, au delà du raisonnable,

Ton Maître,

Fox

mardi 11 septembre 2018

Passage à vide




Après quelques semaines pénibles et longues, la rentrée est arrivée... avec tout le bordel qui va avec (papiers à remplir en grande quantité, alors qu'on est à l'ère du numérique (c'est un autre sujet), fournitures scolaires, habillage, etc ..). Autant dire que les nerfs sont mis à rude épreuve. Ajoutons à ça la fin de mes anti-douleurs qui n'agissent plus et la réduction drastique de la cigarette, et ça donne un magnifique cocktail détonnant. Sans oublier ma recherche de boulot avec les difficultés de rencontrer des recruteurs dont l'intelligence est comparable à celle d'un acarien mort.
Et ma petite chose dans tout ça ? J'imagine que c'est dur pour elle. En lieu et place du Maître posé et calme, elle se retrouve avec le mari d'il y a 20 ans : sans pitié, mauvais, hargneux, méchant, égocentrique avec un complexe de supériorité énorme et qui a envie de massacrer l'humanité. Pas terrible quoi, moi qui pensais avoir enfin passé le cap ..... chassez le naturel, il revient au galop. Tout ça pour dire que ces temps-ci, c'est vraiment pas la joie, d'où mon silence prolongé sur le blog. J'ai même eu la pensée de fermer le blog, la motivation pour le tenir à jour étant nulle avec tout ça (sans parler des statistiques du blog, qui font se demander si ça vaut le coup de se donner de la peine). Ça, ce sont les soucis "vanille" ! Bawi, si il n'y avait pas de soucis dans notre relation, ça ne serait pas drôle !
Je me suis retrouvé avec un problème toujours d'actualité : ma petite chose aimerait que je lui fasse ressentir de la peur. Ça peut paraître simple comme ça, mais c'est un mur pour lequel je n'ai pas trouvé de solutions. Même si j'y met du mien à 150%, comment faire ressentir de la peur à quelqu'un quand la personne connait les limites que je ne franchirai pas ? 
De plus, elle trouvait que je n'appuyais pas assez les impacts. Je n'ai pas eu de réel souci pour corriger ça, mais une accumulation de petits soucis comme ceux-ci finissent par peser, le contexte n'aidant pas à passer "par dessus".
Tout ça pour dire que c'est une période pas terrible, mais ça ira mieux une fois les soucis "vanille" résolus. Pour le souci dans notre relation Maître/Esclave... wait and see.


Mais tout n'a pas été aussi noir que ces derniers jours. En effet, j'ai pu investir dans du matériel réservé à la seule utilisation pour nos pratiques : couteau, bistouri de chirurgien, aiguilles médicales, etc... Ainsi que la fabrication de badines en bambou supplémentaires et d'un "fouet" à élastique épais.
Nous avons donc pu essayer les badines, le fouet et les aiguilles. Elle adore les deux premiers, et la séance de découverte des aiguilles a été plutôt soft, donc je saurai lorsque nous aurons une séance d'aiguilles plus "poussée". J'ai testé le tranchant du couteau sur le haut de sa fesse, et comme je l'avais prévu, le contact de la lame est toujours une source de plaisir pour elle. Je pense même qu'il lui sera possible d'avoir un orgasme avec le couteau au vu de ses réactions. Le bistouri sera testé pour des occasions particulières, plus tard.

Je t'aime, ma petite Esclave, au delà du raisonnable.


Ton Maître,

Fox

jeudi 2 août 2018

Soirée en club



Ce Vendredi, avec ma petite chose, nous nous sommes rendus dans un club qui organisait une soirée BDSM. Maître Elendil et sa Kajira Elerinna nous en avait parlé lors de notre rencontre, et décision avait été prise de s'y rendre, pour la plus grande joie de ma Belle. Nous devions y rejoindre nos récents amis.
L'attente a été longue pour ma petite chose. Impatiente de découvrir de nouvelles choses, mais surtout de retrouver Elerinna, qu'elle adore et admire. L'impatience a provoqué quelques inattentions, entraînant quelques rappels à l'ordre.
Puis le jour J est arrivé. Tout était prêt : une nounou pour les gosses, le sac avec les instruments, les habits qu'on allait mettre. Nous sommes partis un peu en avance, nous attendant à avoir du monde sur la route. Et bah non, circulation fluide, nous faisant arriver avec 35 minutes d'avance. Nous avons eu l'occasion de discuter avec le patron à l'entrée durant une dizaine de minutes, nous donnant une bonne impression, puis nous avons flâné le long de la Saône en attendant l'heure.
Nous étions les premiers. Un décor sympa, une musique de fond parfaite (du métal), un grand buffet : confirmation de la première impression.

Quelques personnes arrivent, visiblement des habitués. Nous nous sommes assis et avons discuté, ma petite chose et moi. Puis nos amis sont arrivés : après les salutations d'usage (et une faute de ma Belle vis à vis des consignes qu'elle avait reçues), nous avons été présenté à un Maître et son Esclave hors norme : Mister et son Esclave "O". Tous deux, un immense sourire aux lèvres, dégageant quelque chose d'indescriptible; probablement dû au fait qu'Elerinna en a beaucoup parlé en bien, et que, faisant confiance à son jugement, je partais avec un a priori plus que positif. Et je n'ai pas été déçu ! La discussion est venue simplement, naturellement : je me sentais à l'aise en leur présence, comme avec Maître Elendil et Elerinna.

Après avoir fait connaissance avec Mister et O, nous avons mangé avec Elerinna et Maître Elendil. Un moment très convivial, et j'avoue, attendu. Puis les "hostilités" ont commencé. La belle Kajira s'est retrouvée entravée à un pilori, son Maître usant de la badine. Les pratiques se sont enchaînées : démonstration de fireplay par Mister et sa merveilleuse O, dont le derrière se dandine de gauche à droite alors que Mister lui assène des coups de badine à en assommer un cheval (j'exagère beaucoup, mais il n'y allait pas avec douceur). Dès qu'il arrête, elle s'assied et éclate de rire ! Ça m'a fait rire, mais ça m'a aussi beaucoup impressionné : non seulement on sent vraiment le lien qui les unit, mais en plus, elle semble avoir une résistance à la douleur hors du commun. Et cerise sur le gâteau : le sourire de Mister n'a pas disparu un seul instant pendant qu'ils s'amusaient. Ça peut paraître anodin, mais à mes yeux, c'était quelque chose d'assez "magique".

Mister a joué avec des appareils de "torture" électriques (le "martinet" électrique, c'est chouette à regarder !). Elerinna a fini encordée. Puis elle a vécu une séance de couteau avec son Maître ... tout simplement magnifique. La petite Kajira n'a pas aimé, elle a adoré ! C'était une belle scène, un beau souvenir (pour nous, mais surtout pour elle je pense !).

Avec ma petite chose, nous nous sommes aussi amusés : badine en rotin, canne en bois, badine épaisse en bambou flexible, et un instrument utilisé au Venezuela pour guider les bœufs : une bande de cuir épaisse de presque 1 cm, large de 5 cm, pesant un poids impressionnant, fixée à un manche en bois par un anneau, rendant l'instrument articulé : malgré que je n'ai utilisé que le poids de l'instrument en lui même, les marques et bleus sur les fesses de ma Belle confirment le potentiel destructeur (on peut casser un fémur en mettant de l'élan) de l'instrument, propriété de Maître Elendil qui a eu la gentillesse de me le prêter un moment. Nous avons joué aussi avec le martinet en vinyle, le câble en métal, les fouets (un double langue en cuir et un fouet classique avec cracker. 5 impacts de ce dernier seulement, ma petite chose n'était pas "dedans" et l'a trouvé très douloureux (trop). Ce n'est que partie remise !) .... et le couteau ! Deuxième séance de couteau, ma petite chose adorant ça : le sang a perlé, les marques confirment les coupures de surface ... et elle était (et est toujours) ravie !

Ma Belle n'a pas réussi à partir dans son monde, trop de bruits et de lumières, mais elle a beaucoup apprécié la soirée ainsi que notre rencontre avec les (sou)riants Mister et O.

Nous avons vécu aussi une expérience qui a permis de nous définir un peu plus. Un homme, assez âgé et seul, est venu nous demander si nous pouvions le dominer et jouer avec sa poitrine. J'ai refusé pour moi même et allait le faire pour ma petite chose, mais je me suis dis : c'est une expérience à prendre, au besoin, elle a son mot d'alerte, et je suis juste à côté si jamais ça "dérape".
Je décrirai ce moment par une image : j'ai vu un félin jouer avec une souris. Elle n'y a pris aucun plaisir. Et moi non plus.
Je m'en doutais, étant assez possessif, mais j'en ai eu confirmation : je n'aime pas que les gens la touchent, mais je n'aime pas non plus quand elle touche un autre homme.
Le dérapage en question a failli avoir lieu, lorsqu'il a posé ses mains sur les cuisses de ma petite chose. Je lui ai indiqué, le regard mauvais, qu'il ne devait pas la toucher. Devant une tentative d'excuse foireuse, je m'apprêtais à lui mettre une baffe, quand Elerinna est arrivée et a sèchement mais poliment envoyé cette personne sur les roses. Je l'ai bénis mille fois à ce moment là. Ça m'a permis de canaliser ma colère et de ne pas passer une fin de soirée désagréable (même si j'ai dû sortir pour m'isoler un moment, mais bien plus tard).

Désormais, on sait à quoi s'en tenir et j'agirai en conséquence si nous devions rencontrer une demande similaire. Ma petite chose n'est pas Dominante du tout : elle me l'a dit d'elle même. Je m'en suis voulu un peu de lui avoir fait vivre cette expérience, même si une partie de moi pensait (et est maintenant convaincue) que c'était à tester. Ça n'a pas eu l'air de l'avoir marquée plus que ça, ce qui m'a permis de me reprendre très rapidement.


Concernant les autres personnes présentes, je suis très mitigé. Peu de joueurs/joueuses (nous étions pourtant un petite quinzaine), des visages et regards plutôt froids, peu de rires et de sourires (alors que nous, on s'est éclaté et on a bien rigolé). J'ai eu l'impression d'être sur une scène de théâtre, avec des spectateurs. Non pas que ça m'ait gêné, mais je suis un peu déçu que même dans ce milieu, les gens soient aussi renfermés sur eux-mêmes et passifs.


Une bonne expérience dans l'ensemble, et un excellent moment en compagnie de Maître Elendil et sa merveilleuse Kajira, Elerinna, ainsi que Mister et O, que je ne connais pas encore assez, mais que j'apprécie déjà beaucoup. Et bien entendu, la présence de ma petite chose, lumière de ma vie.


Je t'aime, ma Belle, au delà du raisonnable.


Ton Maître,

Fox

samedi 14 juillet 2018

Première rencontre (Partie 2/2)





Au troisième soir après notre arrivée, j'ai remis à ma Belle Son collier de Soumise. Elle portait un ras de cou en velours, et ça ne me plaisait pas. J'estimais qu'Elle méritait bien mieux. J'ai donc étudié le travail du cuir en autodidacte, et me suis attelé à le créer moi même. J'avais déjà l'idée de l'aspect qu'il devait avoir. J'ai donc commencé un looong travail. Heures après heures, il a pris forme, ainsi qu'un bracelet portant le même bijou, m'étant destiné. Les deux bijoux identiques portant la symbolique de notre lien, ma Soumise étant très attachée aux symboles, Elle était ravie.
Cet échange, très simple, mais qui a mes yeux est extrêmement fort. Je ne suis pas quelqu'un qui attache de l'importance aux symboles, mais celui ci a quelque chose de particulier. J'ai ressenti comme un soulagement que je ne m'explique pas lorsque j'ai mis ce collier autour du cou de ma Soumise. Une satisfaction de la voir heureuse, bien entendu, mais quelque chose au delà de ça, que je n'arrive pas à m'expliquer. Comme si c'était l'une des pièces d'un rouage qui se mettait en place. Je n'ai eu de cesse de l'admirer, rayonnante. Nos hôtes m'ont fait comprendre que j'étais chanceux, que ma Soumise était en "Or" et que j'avais tout à y gagner à prendre soin d'Elle. Ces mots résonnent encore dans mon esprit. Je ne pouvais pas voir si la soumission Lui convenait vraiment, étant moi même en train de me chercher. Cette rencontre aura été riche en révélations : Elle est une véritable masochiste, qui prend un grand plaisir dans la douleur quand Elle est contrôlée par ma main, mais surtout qui est "faite" pour la Soumission : épanouie, souriante, dévouée, heureuse, rieuse, resplendissante. Autant je pouvais voir son bonheur, autant j'ignorais à quel point Elle s'épanouissait au fur et à mesure, au point d'être prête de m'attendre. Au final, c'est moi qui suis le boulet qu'Elle traîne à son pied. Enfin, j'étais. Les discussions, les échanges, les conseils, tout cela m'a permis de trouver une place qui me sied : autoritaire, ferme, intransigeant et dur (mais juste !). Je pensais l'être, il se trouve que j'en étais loin. Je n'avais pas entièrement compris ce qu'Elle attendait de moi. Je ne faisais pas preuve d'assez de fermeté avec Elle. Et ça ne la rendait complètement heureuse.

Ce séjour m'a apporté ces marques qui sont désormais les miennes. Je ne cache pas que je me suis grandement inspiré d'Elendil et Elerinna, mais à ma manière. Il n'était pas question de faire comme, mais de partir d'une base qui me plait, et de la construire à ma sauce. J'ai ainsi mis des rituels plus nombreux, plus exigeants. J'ai affirmé mon autorité dans ma famille : mes enfants ont saisi le changement en quelques minutes, lorsque j'ai énuméré les nouvelles règles de la maison. Ils ont vu le Père parler, et non le Papa-copain. Le petit dernier a été impressionné et s'est mis au diapason de suite. Ma chère et tendre a pris de l'assurance grâce à Elerinna, j'ai affirmé ma position grâce à Elendil (pour ce cas précis. Elerinna m'a énormément apporté dans la compréhension de la Soumission de ma Belle). Ils ont vu des choses que je ne voyais pas, malgré qu'elles soient et se passent sous mes yeux. L'Amour rendrait-il réellement aveugle ? Je commence à y croire. Ils m'ont ouvert les yeux, et j'ai ainsi pu comprendre beaucoup de choses, corriger beaucoup de défauts de comportement. Ma Soumise a de suite suivi le chemin. Elle me sert selon mes désirs en échange de toute mon attention pour la rendre heureuse, et Elle aime ça ... que dis-je ... Elle revit avec ça !

Je pense que je prenais sa Soumission à la légère, et je m'en excuse auprès d'Elle le plus sincèrement du monde. J'ai enfin accepté de répondre pleinement à Ses besoins. Quant à Ses envies ... ça dépendra de mon plaisir !

Je me sens à ma place, complètement.

La veille de notre départ, j'ai informé Maître Elendil et sa Kajira Elerinna que nous allions jouer le soir même, et qu'ils pouvaient se joindre à nous. Nous nous sommes donc retrouvés tous les quatre dans le gîte. J'ai commencé par attacher ma Soumise par les bras, à l'anneau du plafond, pour la chauffe. Tous les instruments y sont passés.
Pendant ce temps, Maître Elendil jouait avec sa Kajira sur le canapé, alternant le fouet, la badine, la canne et le couteau. Elerinna finira dans sa cage, arrosée d'eau, titillée avec la canne et le fouet de son Maître à travers les barreaux, pour finir par une micro séance de couteau qui la fera partir. J'ai fait une pause avec ma Soumise pour observer les techniques d'Elendil avec les divers instruments, et plus particulièrement le couteau.

J'ai détaché ma Soumise lorsqu'Elle m'a signalé une douleur naissante dans son épaule (qui souffre d'un Trouble Musculo Squelettique (TMS)), et l'ai fait asseoir au sol, sur une serviette. J'ai attrapé mon couteau et nous avons eu notre première séance de knifeplay. Aucune goutte de sang n'a perlé, mais Elle a gardé des marques de surfaces dont Elle est très fière. Un grand moment fusionnel. Tellement intense que si j'avais continué un peu, Elle décollait ! J'ai pris un plaisir infini à la voir commencer à onduler sous le contact de la lame qui "griffait" son corps. Décision a été prise d'investir dans un couteau particulier, dédié à cette pratique qui nous plait à tous les deux.

J'ai ensuite placé ma Soumise face à une table, les mains posées dessus, me tournant le dos. Maître Elendil m'a indiqué un fouet long, lourd, et particulièrement dévastateur si mal manié, me disant que je pouvais essayer, qu'il surveillait. J'ai donc à nouveau écouté ses conseils, et ai commencé une séance avec le fouet que je crains le plus pour son côté "destructeur", mais confiant. A l'exception de deux ou trois coups qui sont partis avec plus de vitesse que voulu, et un coup très mal placé qui a fait tressauter ma Belle. Tout allait bien lorsque ma Soumise s'est mise à pleurer : le surplus d'émotions. Mais, à nouveau, je n'ai pas réussi à la lire correctement, la maniement du fouet trop lourd pour moi me demandant une trop grande concentration. Je n'ai pas reconnu les pleurs du surplus d'émotions et les ai interprétés comme une réaction à de la douleur pure. Ça a paralysé mon bras. Maître Elendil et sa Kajira Elerinna ont quitté la pièce pour aller se coucher, nous permettant de discuter avec ma petite chose.
Aucune culpabilité, aucun regret, simplement un agacement de pas avoir su lire ma Soumise. Elle m'a rassuré en me disant qu'Elle avait vraiment aimé, et que c'était vraiment des pleurs de surplus d'émotions, mais bien plus forts, Ses émotions étant accentuées par le contexte et la découverte d'un instrument... qu'Elle adore !
La nuit a passé ... et le Maître dormant s'est réveillé. Tout s'est mis en place dans ma tête. Je sais exactement quoi faire, comment le faire, et dans quel but. Je n'ai plus le moindre doute ou trouble. Je m'autorise l'erreur, ma Soumise me l'autorise aussi, et tout va pour le mieux.

C'est avec un gros pincement au cœur que nous sommes partis, non sans avoir essayé la cage d'Elerinna. Ma Belle a semble t'il vraiment apprécié la sensation de contrainte. Un futur achat ? Certainement !

Un séjour extrêmement riche en découvertes, en compréhension, en échanges, avec des gens merveilleux. Maître Elendil est comme un mentor pour moi, et sa magnifique Kajira a mon admiration. Je n'exclue plus le statut d'esclave pour ma Soumise, ce qui l'a mise en joie (pas tout de suite, patience !), et suis désormais et définitivement ... moi. Mari, Amoureux, mais surtout Maître avec sa Soumise, avec un lien que je considère déjà comme fort, mais que nous allons encore renforcer.

J'ai imposé à ma Soumise le service à la "façon" de Gor : position du Nadu, service d'une boisson avec le rituel du baiser sur la tasse et la position pour donner le contenant. Ce ne sont que des détails, mais Elle s'y plait énormément. Et je trouve ces pratiques remplies de symboles forts, sans parler de la beauté qui se dégage de ces postures, ce qui ajoute à Son plaisir. Divers rituels imposés se sont ajoutés à ceux existants, provoquant une lueur de bonheur dans les yeux de ma Belle chaque fois qu'Elle les vit.

Je n'ai pas de mot pour exprimer ce que je ressens envers Maître Elendil et sa Kajira Elerinna. Ils nous ont permis de nous trouver, de nous comprendre. Et pour ça, je leur serai éternellement reconnaissant. Merci à vous, Elerinna, Elendil, pour ce délicieux séjour en votre compagnie. Vous nous avez rendu un service qui n'a pas de prix. J'espère pouvoir vous rendre la pareille un jour !

Maître Fox.

vendredi 13 juillet 2018

Première rencontre (Partie 1/2)






Il y a deux mois de ça, ma petite chose m'a parlé de son envie de faire une rencontre. Elle, qui était si timide, si réservée, si pudique, mal à l'aise avec des inconnus, m'a lâché ça comme ça. Ca m'a fait l'effet d'une bombe. N'étant pas très à l'aise non plus avec les gens en règle générale, j'étais moyennement chaud, mais je lui ai donné mon accord. En peu de temps, Elle m'annonçait qu'on allait rencontrer le Maître Goréen Elendil et sa Kajira Elerinna. De toutes les Soumises/Esclaves/Kajirae qu'Elle suivait, Elle avait choisi ceux que je considérais comme les plus "extrêmes". Les mots exacts ont été "Mais... c'est les plus barjots !". J'en rigole maintenant, mais je le pensais vraiment.
J'ai donc pris contact avec Elerinna par mail, organisant avec précision la rencontre. Un mélange d'impatience (malgré ce que j'en pensais, une partie de moi avait envie de découvrir l'univers dans lequel ils évoluent, et ce qui les avait menés à ce stade) et d'appréhension qui ne m'ont plus quittés jusqu'à notre arrivée.

Un gîte superbe, au milieu des montages et des forêts d'Auvergne, un cadre paradisiaque (on voit la Voie Lactée la nuit) et des vues plus enchanteresses les unes que les autres. Rien que le cadre m'a apaisé. Nous sommes descendus de la voiture, nos hôtes nous attendaient. Un moment à la fois magique et déstabilisant : Maître Elendil, avec sa stature imposante, un grand sourire aux lèvres, sa Kajira toute rouge de timidité (super mimi !), un grand sourire aux lèvres, ma Soumise qui ne savait plus où se mettre. Mon appréhension a disparu instantanément. Une petite voix dans ma tête m'a dit que c'était des personnes dignes de confiance, et ce, dès le premier regard. Mon mini-moi Raison a fait taire cette voix qui venait de mon mini-moi Instinct, et nous avons débuté cette rencontre par les présentations.

Ma Soumise toujours ailleurs, ne sachant pas trop comment Elle devait se comporter, les a salués "normalement". Quant à la Kajira Elerinna, Elle a réussi à provoquer chez moi un mélange de "mal à l'aise" et de respect en vers elle : j'ai eu l'immense honneur de recevoir le baise-main de sa part.
Nous avons fait la connaissance des enfants de ce couple hors norme, puis avons visité la propriété. L'extérieur, avec son cadre idyllique, m'a fait une très forte impression, mais l'intérieur n'a pas démérité. C'est donc dans un cadre exceptionnel sous tous les points que nous allions passer quelques jours. Ne restait plus qu'à apprendre à connaître nos hôtes.

Si au début les discussions restaient très "Vanilles", elles n'ont pas tarder à s'orienter sur le but de notre visite : échanger avec des "pratiquants" expérimentés. J'ai pu avoir des explications sur l'univers de Gor, ainsi que les pratiques et préceptes qu'Elendil et Elerinna avaient adoptés. Un univers qui m'était totalement inconnu, mais qui a titillé ma curiosité : je suis en train de lire les Chroniques de Gor. De fil en aiguille, nous découvrions ces gens, ces "barjots". La première chose qui m'a marquée, c'est le lien qui les unit : un lien énorme, immense, presque infini. Je n'imaginais pas qu'on pouvait arriver à tel degré de "fusion". Elle, totalement dévouée à Son Maître. Lui, Maître établi et bien en place, qui jouit de la servitude de sa Kajira avec une immense bienveillance. J'ai littéralement pris la première claque dans la gueule (vous me pardonnerez la vulgarité de l'expression) de mon séjour. Mon mini-moi Envie a pointé le bout de son nez. J'ai ressenti l'envie d'arriver à tisser un lien aussi fort que le leur avec ma Soumise. Une envie très forte qui n'est pas partie au moment où j'écris ces mots, qui risque de ne jamais partir (tant mieux !).

Les rituels, les moments de rire, de joie, la simplicité (apparente, les discussions me feront vite comprendre que ce n'est pas tout le temps ainsi, qu'il y a parfois aussi des bas, mais qui sont nécessaires pour avancer ensemble), le côté naturel et franc. Et si le mini-moi Instinct avait raison ?
J'ai donc pour la première fois de ma vie (et je dis bien de ma VIE) décidé d'accorder ma confiance pleine et entière à des gens que je venais de rencontrer. Habituellement, il faut gagner ma confiance avec le temps. Mais l'impression qu'ils m'ont laissé... au point de briser une de mes règles personnelles sur la confiance.
Je me sentais bien, avec des gens sans jugements, heureux, fiers d'êtres ce qu'ils sont.

La première journée est passée trop vite (comme tout le séjour d'ailleurs). Est donc arrivée l'heure du repas du soir. Les enfants nourris et couchés, nous nous sommes retrouvés tous les quatre dans le gîte. Un excellent repas allongé par de passionnantes discussions. Et là la surprise : ma Soumise se calque sur les règles que Maître Elendil a fixé à sa Kajira. Elle avait pour consigne de s'adapter aux règles de notre hôte, mais l'aisance avec laquelle Elle a trouvé ses marques pour me servir ... ça m'a fortement touché. Le repas arrivant à son terme, nos hôtes nous proposent de jouer (ou observer si nous ne le sentons pas).

En un rien de temps, Elerinna se retrouve nue. Je demande à ma Soumise si Elle se sent prête à jouer. Sa réponse affirmative fait qu'elle se retrouve rapidement nue aussi. Maître Elendil a commencé par encordé sommairement sa Kajira, puis s'est attelé à m'expliquer et me montrer comment faire, m'apprenant ainsi les bases pour la suspension, avec une démonstration sur Elerinna. J'ai pu découvrir les harnais, essayant sur ma Soumise. Ce qui a relancé ma motivation pour apprendre l'art du Shibari. Puis Maître Elendil m'a fait découvrir ses fouets. Cet instrument qui me fait vraiment envie, mais dont je sais la morsure violente : il me fait un peu peur. Il nous fait alors une démonstration d'enroulés "claquants". Pratiquants soft, nous n'avions jamais vu ou entendu le fouet sur une personne. Le bruit est à la fois effrayant et excitant, mais le spectacle ... nous a laissé sans voix.

La Kajira et le Maître, le fouet dans le prolongement du bras, qui s'enroule et se déroule autour de son corps, rien que ça est déjà magnifique à observer, mais là, la Kajira s'est mise à onduler, telle une danseuse, dansant avec envie, parfois avec une sorte de crainte dans le regard après un coup un peu douloureux, mais revenant sans cesse vers son Maître. Son regard et son visage se métamorphosent. Ma Soumise et moi même avons eu le même mot pour décrire l'expression : transe. Elle semble en transe, son corps continuant d'onduler, quelques cris, au début de douleur, puis mélange de plaisir et douleur, puis pur plaisir. Et l'explosion. La scène semble aller au ralenti. Maître Elendil pose son fouet : sa Kajira a décollé. Il s'approche d'elle pour la soutenir, ses jambes cédant dans un orgasme intense.

Nous sommes restés un moment, avec un air très bête je pense, à observer cette scène surréaliste. Il l'a couverte, avec un immense sourire, puis l'a laissée redescendre en douceur.
Il nous a fallu un moment pour reprendre nos esprits. Maître Elendil m'a alors proposer d'essayer le fouet sur ma Soumise, sous sa direction. Je ne me suis pas fait prier, ma Soumise non plus : Ses yeux brillaient d'envie.

Maître Elendil m'a alors expliqué comment tenir le fouet, comment trouver la bonne distance, puis m'a montré le geste ... sur ma Soumise. Quelqu'un d'autre aurait pris un gnon, mais pas lui : je lui fais confiance, et sa démonstration de fouet, sa maîtrise de l'outil, ont fait taire le mini-moi Possessif très rapidement. Il m'a montré, m'a guidé, me permettant d'utiliser ses fouets (n'en possédant pas ... encore). Je me suis vite trouvé à l'aise avec un fouet à double brin en guise de cracker. Maître Elendil a pris un fouet court avec un cracker qui a suscité une certaine inquiétude chez moi. Je ne savais pas si ma petite chose allait le supporter. C'est donc à deux que nous avons initié ma Belle au fouet. Et là, la deuxième claque dans la gueule du séjour (à nouveau, pardon) : non seulement Elle l'a supporté, mais en plus Elle est partie dans son "ailleurs qui n'existe pas" et a finit par un orgasme explosif. J'en suis resté sans voix tellement j'étais heureux. Elle a apprécié cet instrument, pas de doute.
Petit point noir de la soirée pour moi : il a fallu le soutien d'Elerinna pour nous indiquer que ma Soumise aimait, je ne suis pas arrivé à "lire" en Elle comme d'habitude.
C'est dans la foulée de ce sentiment d'agacement qu'un mini-moi, que je commence à franchement détester, a fait son apparition : le mari. Devant les fesses marquées quasiment au sang de ma Soumise, il a jugé bon de venir me casser les pieds en me faisant culpabiliser. Je pensais avoir passé ce cap ... je me suis trompé, mais pas pour longtemps. Comme à chaque fois que ça arrive, nous avons pris du temps pour discuter, tout d'abord avec Maître Elendil et sa Kajira Elerinna, puis uniquement ma Soumise et moi. C'était nécessaire, c'est Elle qui arrive à chasser cette culpabilité.
Nous sommes allés nous coucher, après une douche apaisante.

Les deux soirées suivantes n'ont pas été agrémentées de jeux, mais ont été remplies de discussions. Nos hôtes nous ont laissé le temps de nous remettre : quelques balades en forêt montagneuse ont su ramener la sérénité dans mon esprit.
Tous ces échanges ont été chargés en révélations : ma Soumise est véritablement masochiste, et a un réel besoin de Soumission. Elle a pris de l'assurance aux côtés d'Elerinna, au point d'entamer d'Elle même une discussion avec Maître Elendil. A partir de ce moment, Elendil a décrété qu'ils étaient amis, et l'a charriée, ce qui a provoqué de grands éclats de rires. Elle a su s'acclimater assez rapidement (3 jours) à nos hôtes, à leurs règles. Elle a énormément appris à leur contact, s'abreuvant des récits de leurs expériences, de leur cheminement. Elle est devenue radieuse, souriante, sûre d'Elle, épanouie dans sa condition de Soumise. Et naturellement, je me suis senti bien. J'ai réalisé beaucoup de choses, ce qui m'a permis de réellement prendre ma place de Maître, comblant ainsi le besoin de ma Soumise. J'ai pu corriger beaucoup de "défauts" à mes yeux, pour le plus grand bonheur de ma petite chose. Mais ce n'était qu'un début...

(à suivre)

mercredi 4 juillet 2018

Le paradoxe de la Soumise




Samedi, chaude journée. Quelques tâches de vie vanille à accomplir, et une après midi chez Sa copine, pour se rafraîchir dans sa piscine. La sœur de la copine qui arrive. Ma Soumise se distrait, se laisse divertir, n'est pas à Sa place tout simplement. Son côté vanille reprend le dessus. Je n'aime pas ça du tout, c'est Elle qui en est malheureuse après, parce qu'Elle sait qu'elle enfreint toutes les "règles" de Sa soumission et le regrette après.
Elle est radieuse et heureuse dans Sa soumission, infiniment plus que lorsque nous n'étions que Vanille. Pourquoi ce besoin de retourner à la vie vanille et à son goût fade ? Elle dit vouloir vivre à 100% Sa soumission, mais Elle se laisse tenter et détourner de son but si facilement. Elle arrive à faire preuve d'une grande volonté un moment, et celui d'après, Elle a la volonté d'un enfant de 4 ans.
Elle a donc bien entendu fauté. La cicatrisation de ses piercings étant encore en cours, interdiction de contact avec l'eau chlorée d'une piscine. Elle n'a bien entendu pas respecté ça. Ça m'a fortement agacé, et Elle l'a bien vu. Lorsqu'Elle m'a demandé de Lui faire faire Ses exercices, Elle savait que je demande du sérieux. A nouveau, Elle n'a pas été sérieuse, préférant se laisser distraire par Sa copine et sa sœur. Qu'Elle ne soit pas sérieuse dans le "prendre soin de soi" va certes à l'encontre de ce que je Lui ai demandé, mais en plus, c'est Elle qui le regrettera. Ça m'a agacé. Ça doit être mon côté "protecteur" qui réagit.
Bref, tout ça pour dire qu'Elle est sérieusement sortie de Sa route, et qu'il est nécessaire de la remettre dans le droit chemin. Elle a donc noté Ses fautes dans Son carnet de punitions, et a reçu la punition psychologique : privée de Son livre actuel. Pour la punition physique, c'est en fin de semaine que ce sera décidé. Puis appliqué.
Je Lui ai fait la morale, Lui expliquant Sa sortie de route. Et là, j'ai réalisé que non seulement Elle pleurait, mais en plus Elle dégoulinait ! Alors ça, c'est la meilleure ! Elle vient de se faire remonter les bretelles, et Elle détrempe !
Nous y voilà, le fameux paradoxe des Soumises : triste d'avoir fauté, avec un sentiment de culpabilité, mais heureuse de se faire rappeler à l'ordre par leur Maître. Si le simple fait d'être ferme et intransigeant la rend si heureuse, pourquoi se compliquer la vie ?
J'ai décidé de jouer avec ma petite chose après m'être changé les idées. Elle est dans de bonnes conditions, tant mieux pour Elle. Entre avant et après le repas, c'est pas moins de 7 orgasmes qu'Elle aura eu ! C'est du jamais vu chez nous. Elle a été presque parfaite, dévouée à souhait, obéissante et détendue, Elle a su lâcher-prise et profiter du moment présent. Je suis très satisfait, Elle évolue bien malgré quelques petits écarts. Les règles mises en place fonctionnent bien.

Je cerne de plus en plus le concept de "Soumis(e)", avec ce besoin de s'en remettre à un(e) autre, de suivre les règles d'un(e) autre, lui vouant une confiance aveugle. Avec Ses paradoxes aussi, directement liés au concept. Le sentiment de sécurité quand le/la Maître(sse) s'affirme, s'impose, et mène la danse sans hésiter, sûr(e) de lui/d'elle. L'Amour (de Soumis(e) et/ou de femme/homme) et la Confiance sans limite dont elle/il fait preuve. Cette abnégation avec laquelle j'ai encore un peu de mal, mais que je commence à comprendre. Je réalise que si les débuts sont difficiles, une fois que tout commence à se mettre en place, ça devient "machinal". En dehors des apparences qu'on voit, être Maître est très compliqué, mais aussi très intuitif, enfin pour moi. J'ai su faire la part des choses et traiter ma Soumise comme Elle aime l'être, mais toujours ayant le plus profond respect pour Elle. Elle est devenue ma Petite Chose, ma Belle, ma Petite Perverse. Elle s'accepte enfin, travaille Ses défauts, trouve des solutions avec moi pour palier à Ses "soucis". Elle s'affirme, prend confiance en Elle. Mais Elle va vite. Très vite. Trop vite. Je réalise les risques et le danger si je La laisse faire, et c'est un peu à contrecœur que je dois la ralentir, mais Elle s'adapte, s'en accommode, fait preuve de patience !

Depuis le début de notre relation Maître / Soumise, j'ai une phrase qui me revient assez souvent :
"Il ne faut pas confondre rêver sa vie et vivre ses rêves"
J'ai l'impression que nous sommes en train de vivre nos rêves, c'est EXCEPTIONNEL !

J'espère que ce chemin nous emmènera loin. Tant que Tu es à mes côtés, ma Soumise, nous avancerons.

Je T'aime, ma Petite Chose, au delà du raisonnable.

Ton Maître.

Fox.


PS : Vous noterez le changement : les guillemets autour de "Maître" ont disparu. Une connaissance m'a dit : "Si tu as une Soumise, tu es un Maître, c'est tout". Désormais, je m'en sens digne, en plus de comprendre ce que cette phrase veut dire. Je suis à ma place : Maître de ma Soumise.

jeudi 21 juin 2018

Quand la liberté devient un frein …




Il y a quelques jours, nous nous sommes retrouvés devant un problème. De grande taille. Elle est encore partie dans tous les sens. Elle oublie la plupart de ce que je Lui dis (pour ne pas dire quasiment tout), se permet de répondre à une consigne donnée, remet en cause ce que je fais, etc etc … La liste est longue. Evidemment, ce qui devait arriver arriva : j’ai tapé “du poing sur la table”. La journée a été pénible, et devant certaines questions que je me posais, j’ai contacté un autre Maître (qui se reconnaîtra s'il lit ces lignes) pour obtenir quelques conseils.

C’était un sacré boxon dans ma tête, mais la discussion avec ce Maître expérimenté m’a fait prendre conscience de quelque chose : je fais preuve de faiblesse devant ma Soumise, involontairement, par amour je dirai. Et ça nuit fortement à notre relation M/S. Jusqu’à ce jour, je ne pouvais pas me résoudre à lui imposer des règles strictes et parfois contraignantes. Il a fallu cette tornade pour que je réalise qu’au final, Elle n’y est pour rien. La faute vient clairement de moi. J’ai fait preuve de trop de laxisme et d’indulgence. Dans les multiples pleurs (c’est dur de discuter avec une hyperémotive !), j’ai à nouveau entendu ces mots “J’ai besoin de plus d'intransigeance...de plus de fermeté...d’autorité...de discipline”. Même en sachant qu’Elle le demande, qu’Elle en ressent le besoin, une partie de mon esprit (je soupçonne le mini-moi Amoureux et le mini-moi Faiblesse de s’être alliés pour me “retenir”) a toujours “levé le pied” sur l’autorité, la fermeté, l’intransigeance et la discipline.

Foutu mental qui fait ch** quand il s’y met ! C’est vicieux, parce que je ne m’en rend pas compte avant que les “dégâts” (un bien grand mot !) soient apparents. Mais j’ai fini par m’en rendre compte. Une rage et une colère contre moi-même se sont installées, ça a été difficile de m’en départir (je suis trèèèèèès exigeant avec moi-même). Mais une fois calmé, me remémorant les conseils reçus, j’ai pris certaines décisions qui, malgré leurs côtés contraignants, ont ravies ma Soumise ! (WTF ?)

Elle a besoin d’un dressage et d’une éducation. J’ai été présomptueux en pensant qu’Elle pourrait se passer du dressage (j’éprouve encore quelques difficultés, heureusement très rarement, souvent dépendantes de mon état d’esprit, à abattre la cravache (ou autre) sur Ses fesses). Elle me l’a fait comprendre, à Sa manière. J’étais à des années-lumière de réaliser que c’était ça qui la perturbait à ce point, jusqu’au point où la nécessité a fait valoir son ordre : “Il est temps de discuter !”. C’est bête, mais ce n’est pas rien de dire que la communication est primordiale, voire presque vitale dans un couple (qu’il soit Vanille ou non). Même un Maître et une Soumise ont besoin de moments de discussions d’égal à égal de temps en temps : sortir de la relation Dominant/Dominée, pour quelques minutes, du temps d’échanger sur les choses importantes. C’est comme ça que nous faisons avancer le schmimblilk. Je pense (j’espère) ne pas trop me tromper dans cette affirmation…

J’ai donc décidé de certaines choses qu’Elle devrait faire tous les jours (certaines déjà en place, d’autres nouvelles. D'autres viendront s'ajouter petit à petit, progressivement) :
- Mise en place de la position d’attente sur Ses tapis (celui de la chambre et celui pour les séances), avec posture définie (agenouillée, les mains à plat sur les cuisses, la tête haute)
- Elle a pour consigne permanente de toujours me regarder dans les yeux pour me parler. Certains trouveront peut-être ça inadapté, mais je préfère voir son regard, pouvoir analyser Ses paroles et Sa gestuelle corporelle. Et puis j’aime beaucoup quand elle plonge Ses yeux dans les miens. Un de mes petits plaisirs !
- Le réveil du matin avec Sa poitrine (que j’idolâtre)
- Préparer mon thé pour mon lever
- Préparer mon café du midi (quand Elle ne travaille pas)
- Préparer mon infusion du soir
- Rituel du coucher, où Elle doit m’attendre sur son tapis
- Rituel du ras-de-cou (en attendant le collier définitif) après Sa douche
- Gérer la nourriture de la furette
- Charger les machines à laver
- Gérer le coucher du moustik (notre fils)
- A quelques exceptions près, Elle n’aura plus connaissance des séances. J’évaluerai son état d’esprit sur le moment, et prendrai ou non la décision d’une séance.
- Elle a pour consigne de tenir un petit carnet dans lequel Elle me notera Ses envies et désirs durant la semaine, et me les enverra par mail. J’estime important de pouvoir, de temps en temps, accéder à certains désirs, si Son comportement le mérite !
- De plus, Elle a un petit calepin intitulé “Punitions”. Elle y notera toutes les fautes qu’Elle aura commis (et que j’aurai relevé, c’est moi qui lui indiquerai quoi écrire), et chaque fin de semaine, une punition adaptée sera décidée… le moment de l’application restant à ma discrétion. Un barème multiplicateur va y être écrit, en cas de répétition pour la même faute. Les punitions pourront être de type “physique” (séance de badine pas agréable) si je ressens qu’Elle en a besoin, ou de type “psychologique” (punition pendant X jours de son petit carreau de chocolat noir avec son café et son infusion après les repas). Tout dépendra de la “gravité” (un autre bien grand mot !) des fautes.
- Pas de sous vêtements hormis pour Son travail et la famille (qui, malheureusement, seraient incapables de comprendre)
- Elle ne peut jouir qu’avec mon autorisation
- Elle devra me demander pour tout ce qu’Elle voudra entreprendre (Elle m’a fait comprendre qu’Elle en a besoin. WTF ! bis)
- Aucun écart ne sera toléré. Toutes les erreurs/fautes seront relevées.

Elle désire un Maître “sévère mais juste” (comme je le suis (selon MON point de vue) avec mes enfants au final). Et ce désir est plus que dans mes cordes, vu que je le vis avec mes enfants tous les jours. L’appliquer à une personne de plus (bon, de manière un peu différente quand même) n’est vraiment pas un problème. Qu’il en soit ainsi !





Depuis la mise en place de ces règles, Elle est rayonnante, heureuse, bien plus qu'avant ! Mon esprit a été sacrément secoué quand je m’en suis rendu compte : un nouveau changement flagrant et apparent chez Elle. Elle souhaite des restrictions de liberté … et ça la rend heureuse ! (WTF ! le même que le premier !). C’est un concept qui, en toute “normalité” (brrrrrr, je n’aime pas ce mot !), est paradoxal : l’être humain ne rêve que de liberté, mais peut être heureux dans la servitude (à prendre au sens “Soumise servant son Maître” pour ce contexte). J’ai le sentiment que plus je vais La “contraindre” (est-ce vraiment une contrainte de son point de vue ? Non hein ? On est d’accord ?), plus Elle va être heureuse. A ma charge de La prendre en main pour Son dressage, et de L’éduquer en Lui permettant d’être Elle-même, mais en cherchant à s’améliorer sans cesse; mettre en avant Ses atouts psychologiques, et en Lui en faisant découvrir d’autres qu’Elle ne soupçonne pas, mais que je vois de manière limpide.

Etrangement, je me sens merveilleusement bien dans cette position. Pouvoir m’occuper de ma Petite Chose, la voir s’épanouir, vivre, tout en contrôlant tout (moi qui adore tout contrôler ! Avec les responsabilités qui vont avec, of course !), c’est grisant.



Je T’aime, ma Soumise, au delà du raisonnable.

Ton “Maître”, qui a enfin trouvé ses marques et sa place.



M.Fox