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Bonjour, Tout d’abord, je vous souhaite la bienvenue sur ce blog, qui, j’espère, apportera aide et compréhension, sinon du div...

vendredi 15 juin 2018

Wishlist





A force de parcourir les différents blogs de Soumises que je lis, je me suis aperçu que quasiment toutes ont fait une "wishlist", ou liste de souhaits d'objets divers et variés servants à la Soumise et à Son Maître. Nous avons donc, avec ma Soumise, fait une wishlist chacun. Elle a publié la Sienne à ma demande. Je vous livre donc la liste des objets que j'ai sélectionnés.










Pour commencer, le fameux Womanizer, parce qu'il parait qu'il est vraiment efficace !
De quoi faire m'amuser avec les orgasmes qu'il procurera à ma Soumise.




Des boules de geisha. Double usage : musculation du périnée, et le plaisir qu'elles procurent ...


Un crochet anal, pour L'immobiliser un peu plus !


Un type de boule de geisha original, en bois. D'après Esclave Elenna, c'est très efficace.


Un bâillon, pour bien lui faire ressentir sa place de Soumise.


De nouvelles entraves de poignets et de chevilles, les nôtres étant de qualité moyenne.


Des entraves de poignets spécifiques pour les séances qu'Elle passera avec les bras en l'air,
avec des poignées pour qu'Elle puisse soulager la tension dans Ses épaules.


Des bijoux de seins, parce que c'est un plaisir de La voir sublimée.


Des bijoux pour Sa fleur, pour faire de magnifiques clichés.


Un bijou de clitoris, pour la même raison que précédemment.


La roulette de Wartenberg. Mon Sadique a un rictus ... mais pourquoi donc ?


Parce qu'Elle adore le fouet en daim, la prochaine étape : fouet en cuir !


Le double martinet sans manches, pour effectuer une véritable "danse" sur son corps.


Pour finir, le Cat O'Nine. Depuis que j'ai vu cet objet, il me fascine.
Je ne sais pas si Ses fesses seront fascinées par contre !

Vous découvrirez mes impressions au fur et à mesure des acquisitions (il y en a une belle liste, ça fait une sacrée somme mine de rien). Petit à petit, "patience !" comme je le répète régulièrement à ma Soumise.

M.Fox

samedi 9 juin 2018

Punition et Subspace





Après la Perturbation de ce weekend et de multiples discussions, nous avons tous deux ressentis ce besoin de se retrouver et de s'assurer que tout est en place. Séance convenue pour Mercredi soir.
Ressentant quelque chose qui ne tourne pas rond chez ma Soumise, et ayant une petite idée de l'origine du "trouble", je Lui ai demandé si Elle culpabilisait encore pour ce weekend. Et comme je m'en doutais, c'était bien le cas. Me souvenant de ce qu'Elle m'avait dit alors : "Je ne me sens pas assez punie". Je me suis dit qu'une punition, comme Elle s'attendait à avoir et qui n'était pas venue, La débarrasserait de Sa culpabilité. Je L'informe de ma décision, Elle est contente. J'avais vu juste, tant mieux. Je Lui ai dit qu'Elle allait choisir l'instrument parmi une liste et réfléchir au nombre de coups. Elle ressentait le besoin d'être punie pour se débarrasser de Sa culpabilité : si ça peut La faire aller mieux, je prend. Je n'aime pas La voir autrement qu'heureuse.

Arrive le Mercredi soir. En se retrouvant, comme chaque jour, sur le balcon pour discuter entre mari et femme, Elle m'a fait part de Sa décision : 20 coups de badine. Sur le coup, j'ai trouvé le chiffre un peu élevé. Je m'attendais à un instrument qu'Elle n'aime pas particulièrement, mais autant de coups ? C'est ce dont Elle a besoin pour aller mieux, qu'il en soit ainsi. Prévenue que la punition se ferait à froid et de manière forte et intense, Elle s'installe, penchée en avant, les mains sur le canapé, les jambes écartées, tendues, le bandeau sur les yeux. Elle compte à voix haute les coups. Son divin postérieur prend une belle couleur rose-rouge et les marques de la badine sont bien visibles. Je retiens le fouetté, visiblement, à cette intensité, c'est suffisant.

Un moment plutôt désagréable pour nous (Elle n'a pas aimé, c'est de la douleur brute, et moi je n'aime pas trop punir de cette manière) mais Elle se sent de suite mieux. Je prend quelques photos de Ses fesses et de l'arrière de Ses cuisses sur lesquelles de belles marques de badine sont visibles. Puis la séance commence. Les fesses déjà échauffées, on entre dans le vif du sujet, tout en restant progressif. Elle monte, mais quelque chose la bloque. Après la séance, nous réaliserons tous deux que la punition avant la séance, ce n'est pas une bonne idée. Je branche alors Sa Magic-Wand. Ça y est, elle part. Je ressens le moment où Elle rentre dans sa bulle. Je passe sur le fouet en daim. Je l'ai modifié car il avait un "nœud" au bout qui causait de vilains bleus non voulus, son équilibre s'en retrouve modifié ... en mieux !

Je l'ai bien en main, il prolonge mon bras, j'arrive à être aussi précis que je le veux. Je devrai en être content, mais je n'arrive pas à trouver mon rythme. Ma Soumise monte sur l'échelle du plaisir, la stimulation fonctionne, Elle a réussi à lâcher complètement prise. Les coups La font à peine tressaillir. De ne pas arriver à trouver mon rythme a perturbé ma concentration, et je n'ai pas remarqué qu'Elle était complètement et totalement ailleurs tout de suite. Je Lui offre alors deux orgasmes : fouet et baguette, martinet en vinyle et baguette. Elle ne réagit pas pareil. Je ne L'avais jamais vue comme ça. C'est en voulant la faire redescendre que j'ai réalisé qu'Elle était avec moi sans l'être. Le fameux subspace. Le moindre contact la fait se dandiner, Sa respiration est rapide et saccadée, Elle ne ressent plus la douleur. J'ai réalisé certaines choses après la séance, mais en retraçant le déroulement de la séance, tout est très clair. Je L'ai poussée jusqu'à Sa limite, le résultat est époustouflant : complètement ailleurs, plus aucune connexion avec le monde réel autre que celle que je Lui maintiens par le biais du martinet ou du fouet. 

On fait une petite pause dans la séance, je L'installe sur le canapé avec une couverture et La prend dans mes bras pour L'accompagner dans Sa redescente. J'adore ce moment, La sentir ailleurs puis revenir tout doucement, tout contre moi, perdue dans le plaisir. Elle était complètement shootée, comme une junkie, les yeux mi-clos qui voient sans y voir. Une fois assez redescendue, mais pas trop, nous avons terminé la séance par un rapport sexuel intense et passionné.

La séance Lui a visiblement fait du bien. A moi aussi, mais avec un petit bémol : impossible de trouver mon rythme pendant la séance. Ça finira bien par revenir, je ne m'inquiète pas, mais c'est pénible sur le moment. Nous avons pu tester les instruments que j'ai fabriqué : le paddle en cuir double-tap et le martinet en vinyle. Ce dernier est très cinglant (je teste tout sur ma cuisse, très fort, pour savoir ce qu'Elle va ressentir, afin d'adapter les gestes et l'intensité), bien plus que le fouet. Les prochains sont des paddles à câble : un manche et du câble en deux boucles parallèles. Ma Soumise m'a fourni du câble en nylon de 3.5mm, avec un grand sourire, et souhaite que j'en fasse un avec du câble métallique. Ça tombe bien, j'aime bien bricoler ! (Ça m'a fait tiquer quand même, ça me parait "too much", mais bon, Elle veut essayer.)

Je ne suis pas très fan des punitions "physiques", mais Elle m'a fait comprendre qu'Elle en a besoin.
L'harmonie est revenue, les derniers petits soucis sont en train de disparaître, restent ceux de la vie de tous les jours, mais on peut à nouveau les affronter de manière sereine. On va faire en sorte que ça dure !

Je T'aime, ma Soumise, au delà du raisonnable.

Ton "Maître".


M.Fox
Martinet en Vinyle (entièrement fait main, manche non terminé)


Paddle double-tap en cuir (entièrement fait main)


























mardi 5 juin 2018

Perturbation




Samedi était une journée censée être bien remplie. Et elle l'a été, mais pas de la bonne manière.
Une excursion en ville pour le contrôle de Ses deux derniers piercings, puis une séance à notre "emplacement" habituel, dans une forêt : tel était le programme.

Les enfants de sortie pour la journée, on se rend donc au contrôle des piercings, comme d'habitude. Tout va bien, tout se passe bien, malgré la difficulté (les joies de l'agoraphobie légère). La cicatrisation est parfaite, rien à signaler. Après avoir changé un autre de Ses piercings, chemin du retour. Là non plus, rien à signaler, tout se passe bien.
On arrive à l'appartement, du temps de se laver et de se changer, d'attraper le sac que j'avais préparé le matin (avec tous les ustensiles nécessaires pour la séance) et de se mettre en route.

C'est à la mi-chemin que tout s'est effondré. Lors de cette séance, j'avais prévu de Lui faire découvrir les "joies" des effets du gingembre (appelé Figging), et de Lui refaire découvrir les orties. Le gingembre était une nouveauté. Deux morceaux de gingembre pelés, nettoyés, et introduits à l'entrée des orifices. Elle devait "porter" le gingembre dans la voiture, du temps du trajet (15 minutes environ). Mais non ! A la mi-chemin, Elle commençait à se tortiller. Elle me demande subitement si elle peut l'enlever, parce que ça "brûle" (on est à moins de 2 minutes de notre destination), et sans me laisser le temps de répondre, retire le gingembre, soupirant de soulagement, comme si de rien n'était, normal.

Succession de sentiments divers et contradictoires dans ma tête. Je prend rapidement la décision d'annuler la séance en guise de punition. Demi-tour. Elle me demande pourquoi, je Lui dis qu'on annule, qu'Elle n'a pas obéi ni respecté les consignes. Bien entendu, l'hyperémotive se manifeste avec beaucoup de larmes et de pleurs. Durant le trajet du retour, je Lui demande pourquoi Elle n'a pas utilisé Ses codes couleurs ou son mot d'alerte : "je sais pas, mon cerveau s'est mis à l'arrêt".

Et là, une multitude de questions dans ma tête : pourquoi Elle n'a pas utilisé son safeword ? Pourquoi Elle a réagit comme ça ? Est-ce là toute Sa volonté ? Ça ne Lui a pas plu, donc Elle a fait comme Elle en avait envie ? Fait-elle de la Soumination ? Est-ce vraiment ce qu'Elle veut (la relation M/S) ? Et ça s'est enchaîné comme ça pendant pendant 24h. Et malgré toutes nos discussions une fois rentrés, Elle n'a toujours pas d'explications ni de raisons logiques à Son acte. J'ai longuement réfléchi à comment réagir, quoi faire, mais le doute, bien installé, a tout remis en question. Pas de décision à la hâte ni sous le coup de l'émotion, je cherche à comprendre. 

Je suis très contrarié. Contrarié de ne pas avoir su réagir, de ne pas avoir compris. Mais aussi surpris. Pourtant ce n'est pas la première fois qu'elle agit sans réfléchir, que son cerveau se "déconnecte" (ça reste assez rare, heureusement). Et cette surprise m'a pris au dépourvu après coup, parce que sur le moment, j'ai cru à une "rébellion" (ce qui n'est vraiment pas son genre, "bizarrerie" supplémentaire). Ça a semé un bordel dans ma tête. Autant je gère les imprévus sans trop de difficulté dans la vie de tous les jours, autant quand ça La touche Elle, la gestion devient délicate (il s'agit de mon âme sœur, pas de bêtises !). Elle s'en veut énormément, culpabilise, et a peur : peur que ça détruise tout ce qu'on a construit (j'avoue honnêtement que l'idée m'a traversé l'esprit, la facilité en gros), peur de revenir à une vie où Elle redeviendrait "transparente" selon Ses dires. Elle aimerait pouvoir revenir en arrière.
Que faire dans ce cas ? Tout ça m'a amené à réfléchir sur notre relation : est-ce bien ce dont Elle a besoin ? A t'elle assez de volonté ? Elle m'a expliqué que c'est la panique, la peur, face à la "douleur" du gingembre, qui L'a poussée à agir ainsi (pas vraiment convaincant sur le coup). Je ne sais pas si je dois laisser passer ou la recadrer, sachant que c'est quelque chose qu'Elle ne semble pas pouvoir contrôler. 

Après ces 24h de réflexion, j'ai opté pour le "laisser passer". Son éducation de Soumise ne fait que commencer, je pense que je pourrai faire en sorte que ça ne lui arrive plus sur le moyen/long terme.
Je vais reprendre ma place de "Maître" avec les pieds bien campés au sol. Je me suis laissé surprendre, ça arrive. Inutile de ressasser dessus, on se remet à avancer. Ce moment de déstabilisation a été la source de bien des émotions pour Elle : voir son homme douter (chose qui m'arrive vraiment très rarement), j'imagine que ça doit être perturbant. 

Pour conclure, une phrase tirée du film Batman Begins de Christopher Nolan (j'en ai fait une maxime d'éducation) : 
Pourquoi tombe t'on ? Pour apprendre à se relever.

On a trébuché au sol, on se relève et on continue d'avancer !


Je T'aime ma Soumise, au delà du raisonnable.

Ton "Maître",


M.Fox

jeudi 31 mai 2018

La sérénité et la bête




Depuis notre dernière séance, tout se met en place tranquillement. J’ai trouvé mes marques en tant que Maître, et Elle sa place de Soumise. Elle est rayonnante, heureuse, souriante. Je le suis donc aussi. Je vis un bonheur par procuration : si Elle est heureuse, je le suis aussi. Et Elle m’a dit que j’étais plus souriant, plus calme, plus posé. Notre “nouvelle” vie me procure un bien être que je ne connaissais pas jusque là. Mon regard a changé sur beaucoup de choses, j’ai gagné en tolérance, j’apprend à vivre pour moi même en plus de vivre pour Elle et pour nos enfants. Et c’est libérateur ! Incroyablement et réellement libérateur !

Une sensation de zénitude, comme si je planais au dessus de tous les soucis. Sans être pour autant collés l’un à l’autre, nous nous rapprochons l’un de l’autre au fur et à mesure que les jours passent. J’attend avec impatience Ses prochaines vacances, cet été. Je vais l’emmener voir du paysage, faire de la marche en forêt, en campagne, pourquoi pas en bord de mer ou en montagne. Elle vivra Sa Soumission avec intensité pendant ces quelques jours. Je compte la faire monter dans son “nuage à paillettes” et ne pas la laisser en redescendre avant le retour à l’appartement. 

Sa présence m’apaise littéralement. Les enfants sentent que nous sommes plus calmes, plus sereins, et leur comportement s’en retrouve affecté : moins de bêtises, moins d’écarts ou de désobéissance, moins de rébellion (pour la grande). Notre bien être affecte même nos enfants, c’est plutôt fabuleux.

Aussi bien Elle que moi, nous aimerions avoir des séances plus souvent, mais malheureusement, ce n’est pas toujours possible. Elle est impatiente d’être à la prochaine, et son entrejambe ne connaît pas la sécheresse. Ca lui apprend la patience et à gérer la frustration. Malgré tous les moments de vie “vanille”, le lien ne cesse de vibrer. Et ca fait du bien. Bien dans son corps, bien dans sa tête. J’appréhende la vie sans me prendre la tête.


Pourtant, dans tout ce bien être, une ombre est venue se glisser. Brutale, soudaine, puis permanente, qui a généré en moi un moment de doute, de “vacillement” de ma place de Maître.

Récemment, j’ai eu envie de faire plaisir à ma Soumise en lui offrant une soirée sexe comme elle aime. Jusque là, tout va bien. Le déroulement se passe normalement : Elle, totalement Soumise, moi, dirigeant l’orchestre de Son plaisir de main de Maître (quel vilain jeu de mot !). A un moment, Elle a tendu son cou en arrière et m’a fait comprendre sans un mot que je pouvais La tenir par le cou.
Elle sait pourtant que je ne suis pas fan de ce genre de choses habituellement, j’évite tout ce qui est “breathplay” (jeux basés sur la respiration) et limitation du sang dans le cerveau (quand on serre au niveau des jugulaires et qu’on relâche brutalement la pression). Je trouve ça dangereux. Et pourtant, ce soir là, c’est un mini-moi que je ne connaissais pas qui a pris les commandes : le mini-moi Bestial.
J’ai saisi Son cou, comme Elle le souhaitait, et ai maintenu une pression suffisante pour qu’elle puisse respirer, mais tout juste. Cet “étranglement” l’a envoyé sur une autre planète. Son vagin est devenu détrempé en un instant, Ses muscles se sont contractés, comme une convulsion, mais répétée rapidement. Je ne sais pas si Elle a eu un orgasme ou si c’était le stress de la situation, mais Elle m’a avoué, après, avoir adoré.

Elle a adoré, ça, j’ai bien vu, senti et entendu. Mais ça ne m’a pas laissé indifférent. Pendant un moment, après le passage à la salle de bain, ça m’a travaillé l’esprit. La Raison disait “c’est dangereux, surtout pendant un acte, le contrôle sur les muscles et l’attention sont altérés par le plaisir”, tandis que le Dominant, avec une ombre derrière lui, le Bestial, disait que “c’est une bonne chose, Elle le voulait, Elle aime, et en plus, ça nous contente”. Je ne suis pas certain que ça me “contentait” justement.
 Le doute qui s’installe, la réflexion sur soi-même : je met le Bestial en cage ou je laisse s’exprimer aux moments adéquats ? J’ai vite chassé la question “est ce digne pour un Maître ?” “bah, selon quel code ? Allez à plus.” pour réfléchir à quoi faire. Ce souci m’aurait turlupiné comme au début de notre relation, lorsque je culpabilisais après lui avoir mis une fessée qu’Elle avait demandé, mais le contexte est désormais différent. J’ai pensé à Elle (comme toujours, mais ce cas là est particulier), et je me suis dis : “Elle veut sentir de la “brutalité” lors de nos rapports “vanille”, stop faire ta baltringue et fais Lui plaisir !” (oui, je suis assez grossier avec moi-même, très exigeant). Du coup, souci dégagé d’un revers d’esprit. J’accueille donc intérieurement le Bestial. Et pour être totalement honnête, il est accueilli avec plaisir. J'ai aimé cette sensation de tenir ma petite chose fragile dans ma main, ainsi que l'effet que ça lui a fait.

J’ignorais totalement son existence, ayant toujours considéré que ces gestes étaient irrespectueux envers les femmes, et encore plus envers MA femme. Haaaa, les joies du carcan de l’éducation et de la “société”. Au placard ces “joies”. Du moment que ça donne du plaisir à ma Soumise et que je fais mon maximum pour contrôler ça (quitte à ce que ce soit au détriment de mon plaisir, Sa sécurité passe avant TOUT). Comme quoi, tout peut arriver à n’importe quel âge !
Étrangement, cette soirée a activé mon imagination. Nous avons une séance prévue Samedi, dans les bois (un petit coin très discret, désert, perdu en forêt). Et bien entendu, mon Sadique a prévu tout un petit programme. Elle est impatiente d’y être et de relever tous les défis que cette sortie Lui présentera. Ça tombe bien, moi aussi ! J’ai hâte de La revoir danser sous le fouet, Lui faire accéder à sa bulle, son “nuage à paillettes”, et Lui donner un maximum de plaisir, en récompense de tous les obstacles qu’Elle aura surmonté durant cette sortie. Pour ce qui est du programme, vous le découvrirez dans l’article qui relatera cette séance. Je sais qu’Elle me lit, donc secret !


Je T’aime, ma Soumise, au delà du raisonnable.


Ton “Maître”,



M.Fox

lundi 28 mai 2018

Le fouet qui fait danser la Soumise










Vendredi 25 Mai, j’ai enfin reçu ma dernière acquisition : un fouet en daim pour faire découvrir en douceur le fouet à ma Soumise. J’ai trouvé la prise en main simple. Quelques heures de pratique les Vendredi et Samedi m’auront permis de prendre en main le petit dernier. J’aime beaucoup, je peux même affirmer que c’est mon préféré avant même de l’avoir testé. Reste à savoir comment ma Soumise va réagir à son contact. Surtout que je lui ai promis une séance déterminante ce Samedi, excellente occasion pour tester ce petit jouet.

La journée du Samedi a été longue et éprouvante mentalement. Je savais exactement comment allait se dérouler la séance, je savais qu’Elle ferait son maximum pour passer le test, mais mon esprit ne cessait d’y penser et de se poser les questions : “et si tu vas trop loin ? et si elle le supporte pas ?”. L’appréhension de ne pas être à la hauteur, en sachant pertinemment que je vais assurer, parce que l’erreur est interdite, hors de question de la blesser. Arrive la fin d’après midi, je me détend enfin, après une petite séance de méditation intérieure. Repas, coucher des enfants. Je Lui fais savoir que je suis prêt et que je L’attend. Je m’installe dans un fauteuil, sur le balcon, profitant du calme de la soirée, je me vide l’esprit.

Elle arrive. C’est le moment. Je prend une très grande inspiration et je La rejoins dans le salon. Elle est sublime. Nue, ses piercings bien apparents, son Rosebud à cristal blanc qui orne son fessier, juchée sur Ses talons hauts, Son ras de coup, Son rouge à lèvres, Ses yeux maquillés et ses cheveux liés en tresse : oui, je suis fou d’amour de cette femme ! Tout a été préparé par mes soins pendant qu’Elle se préparait. Les ustensiles du soir : martinet, cravache, badine … et le fouet. Gel, sextoys, entraves, fixation de suspension. Tout est prêt, rangé (ordonnés et alignés, parfaitement parallèles, un de mes petits tics). La lumière est en place. Ma Soumise a le sourire. Elle sait que c’est une séance où je vais La pousser dans Ses limites, mais Elle sourit. Ca me rassure quelque part, Elle sait où elle va et ce qu’elle veut. Je La fais se mettre en place, main contre le mur, me tournant le dos. Et j’entame la danse du martinet, pour la chauffe de la peau. Des coups en douceur, mesurés, précis. Je ne me permet pas le manque de maîtrise. Je suis concentré à en transpirer, mon esprit se libère, je sens le plaisir m’envahir en La voyant se dandiner sur place, voire tendre Son divin postérieur vers moi, qui rougit au fur et à mesure que le martinet fait son office. Je m’enquiers de son état après 30 impacts. Ses fesses ont pris une belle couleur rouge timide. Je pousse la chauffe comme prévu, à 50 coups, agrémenté d'environ 25 fessées à la main, je sais qu'Elle adore ça. 
Elle commence à vraiment être en condition. Son entrejambe est ruisselante, Son visage rouge de plaisir, Son souffle saccadé et rapide. Je pose le martinet pour prendre la cravache, sa préférée. J’ai commencé en douceur, puis j’ai rapidement augmenté le rythme, guettant la moindre de Ses réactions. Elle a commencé à pousser de petits cris étouffés. J’ai stoppé la danse de la cravache à 50 coups. Je ne suis pas fan de la cravache, sa manipulation est … rigide, ou un truc du genre. J’ai donc pris une brève pause pour observer ses réactions. Elle prenait du plaisir, mais j’ai senti que je commençais à monter dans les échelles de la douleur. Elle commençait à entrer dans sa bulle. J’ai eu l’envie de la conforter dans sa bulle, mais ce n’était pas le but de cette séance. Je devais la pousser dans ses retranchements, voir jusqu'où elle irait pour moi. J’ai donc attrapé la badine (je sais qu’Elle la déteste) temporaire (une tige en bois semi flexible, en attendant l’achat d’une badine en rotin) et j’ai entamé une petite danse assez soutenue avec, alternant arrière des cuisses et fesses. Ce soir, je ne touchais que l’arrière de ses cuisses, ses fesses, son dos et son sexe. Pas de frontal. J’ai donc enchaîné les 25 coups de badines, certains doux, d’autres bien fouettés. Je sentais qu’Elle montait dans sa bulle, qu’un petit peu de fouet et mes doigts habiles auraient tôt fait de L’emmener dans son “endroit qui n’existe pas”.

 Je L’ai fait alors descendre de Ses Talons (que j’ai dû enlever moi même, Elle ne tenait presque plus debout, plus d’équilibre, “droguée” aux endorphines). J’ai donc utilisé le maintien de sécurité, les bras en l’air, attachée à la fixation de suspension. Je Lui ai fait mettre son bandeau sur les yeux. J’ai admiré ma Soumise, créature magnifique, femme abandonnée dans Son plaisir, âme dévouée et allégée. J’ai résisté à la tentation de La prendre là, sur le champ. J’ai un objectif à atteindre pour nous, et Elle attend après la suite. Je me saisis donc du fouet, inspire plusieurs fois silencieusement, et fouette l’air avec, pour reprendre les sensations de l'entraînement du jour et de la veille. Je Lui fais sentir le contact du fouet en le faisant glisser sur Son dos et Ses fesses rougies. Le fouet part alors en arrière puis vient s’abattre sur son postérieur. Je commence en douceur, c’est un nouvel ustensile, je sonde Ses réactions, mes sens en alerte, concentré sur Elle et sur le maniement du fouet. Je fais varier la vitesse, le type de contact (cinglant uniquement avec le cracker, fouettant avec un enroulé en permettant au fouet un contact quasi total avec le corps de ma belle, semi cinglant, en ne faisant toucher que les 30 premiers centimètres du fouet sur Sa peau), les gestes, permettant des enchaînement de coups à une vitesse fixe, puis variable selon mes envies. Elle danse, sautille, se trémousse, parfois de plaisir, d’autres de douleur. 

La disposition de la pièce et de la fixation ne permettent pas de pouvoir tourner autour d’Elle. Une zone de son corps est particulièrement impactée, sous sa hanche. Elle bondit chaque fois que le fouet touche la même zone, mais aussi parfois lorsque le cinglant est particulièrement puissant sur un coup donné dans cette intention. Mon mini-moi Sadique est aux anges, mon mini-moi Dominant se repaît de cette instant en reconnaissant tout le courage et la volonté dont Elle fait preuve. Au bout de 25 fouettés, je m’enquiers oralement de Son code couleur (vert pour tout va bien, jaune pour ca commence à faire mal, orange pour dire qu’on est dans la douleur, rouge pour la douleur dure à supporter. Et le safeword en cas de problème) : Elle est dans le orange, mais son esprit est ailleurs : elle est toujours dans sa bulle. Malheureusement, je dois l’en faire sortir, pour pousser sa détermination et sa volonté. J’enchaine donc des fouettés de plus en plus rapides, sur son dos, ses fesses, ses cuisses. Elle atteint le rouge au bout d’une trentaine de fouettés. Son corps commencent à esquiver inconsciemment, Ses larmes coulent. Une demande verbale me rassura, il s’agit de larmes de trop plein d’émotions, et non de douleur. Mais la douleur est présente, même si Elle ne le montre pas. Dans mon esprit, le combat fait rage. Dominant et Amoureux se battent, le premier souhaitant continuer et aller jusqu’au bout, le second ayant pitié d’Elle et voulant arrêter. Je me force à suivre mon Dominant. Je poursuis donc jusqu’à 50 coups supplémentaires. 

Son corps arrive à sa limite, Elle a poussé de plus en plus de petits cris sur la fin. Je l’informe que je sais qu’Elle est au delà du rouge, que c’est presque terminé, mais que si ca ne va pas, elle a son safeword. Les 50 derniers coups de fouets ont eu raison de sa bulle. J’en suis le premier désolé, mais je me suis fixé un objectif, je m’y tiens. J’observe un moment son corps marqué par le fouet. C’est un spectacle splendide à contempler. Je souris, je suis très fier d’Elle. Je m’applique aux 25 derniers coups de fouets. Elle est au delà de sa limite. J’alterne les coups rapides et les coups plus doux lorsqu’Elle est sur le point de craquer. Je suis impressionné par Sa résistance. Lorsque le dernier coup s’abat, Elle est en larme, dans un autre monde. Ce n’est pas Sa bulle que je Lui connais, mais un autre état. Je lis un mélange de soulagement, de fierté mais aussi d’orgasme dans son regard. Elle n’a pas jouit sous le fouet, mais Elle se comporte comme après un orgasme. 

Je L’amène et La dépose sur le canapé, où il Lui faut quelques minutes pour reprendre ses esprits. Elle pleure de bonheur, de fierté d’avoir réussi, mais aussi d’amour lorsque je Lui dis que je suis très fier d’Elle, et que j’accepte définitivement d’être Son Maître. Il me faudra du temps pour mériter ce titre, mais nous y voilà. Presque tout est en place dans notre relation M/S.
Je La laisse redescendre sur terre, mais pas complètement. Je décide de la récompenser et La renvoyer dans Son “nuage à paillettes”. Un rapport sexuel intense et fort, dans lequel Elle aura plusieurs orgasmes. Elle a fini la soirée épuisée, en larmes (de bonheur), heureuse. J’aime La voir comme ça, et j’en profite un maximum lors du câlin de redescente et de celui d’après rapports.
Elle souhaitait des marques, Elle en a eu. Mon esprit se relâche enfin de toute la concentration de la soirée. Ca fait un bien fou, pour Elle comme pour moi. Je peux enfin lâcher la bride de mon Dominant et de mon Sadique, Elle les a accepté avec tout le reste.

Cette soirée m’a rendu fier d’Elle, fier de pouvoir L’appeler “ma Soumise”, fier du Don qu’elle me fait, fier d’être l’élu de son coeur et son Maître en même temps.

Je T’aime au delà du raisonnable ma belle.

Ton “Maître”,

M.Fox


Ma Soumise



J’ai demandé à ma Soumise d’écrire un article sur son blog pour me décrire, exprimer ce que je suis et ce que je représente pour Elle. Je pense que ca pourrait nous aider à renforcer notre lien M/S qu’Elle sache ce qu’Elle représente pour moi.

Ma Soumise, c’est tout d’abord la fille de mon coeur, celle que j’ai choisi, et qui m’a choisi lorsque nous avions la vingtaine passée. Moi, jeune mâle sûr de moi, avec mon égo et mon complexe de supériorité, sportif et musclé. Elle, jeune femme superbe, des formes généreuses (il faut dire que j’ADORE les poitrines et les fesses généreuses. Point trop n’en faut, mais il en faut !), un sourire timide, une paire de lunette juchée sur un petit nez, les cheveux longs bruns qui décolorent en roux au fur et à mesure qu’ils poussent. Elle avait tout pour me plaire, et j’ai flashé sur Elle au premier regard (alors que j’avais une copine la première fois que je L’ai vue). Les choses ne se passant pas bien avec ma copine de l’époque, nous nous séparons. Passent quelques mois lorsque je La revois, lors d’une soirée organisée par une amie à elle, j’accompagnais alors un pote à moi, ami avec elles. Coup de foudre number two. Sauf que cette fois je suis célibataire. Arrive ce qui devait arriver : nous sommes sortis ensemble. Nous vivons ensemble depuis ce jour, inséparables. Elle m’a donné la fille aux yeux bleus que j’espérais tant, puis un mini-moi tout ce qu’il y a de plus vivant.

Pour arriver à définir ce qu’Elle représente pour moi, je me suis projeté dans une situation où je La perdais. Je n’ai ressenti que de la noirceur, de la douleur. Si ça arrivait, je ne serais plus que l’ombre de moi même, une épave, une ruine intérieurement (je resterai extérieurement le Père que je dois être pour nos enfants). Si Elle venait à me quitter, la même chose en pire, si Elle partait avec nos enfants. Si on venait à être séparés de manière définitive, je pense que le mini-moi Folie s’inviterait aux commandes, et ça ne serait pas beau à voir.

Si la relation M/S ne fonctionnait pas, nous trouverons autre chose (hormis un retour à la vie Vanille, désormais impossible, nous sommes tous les deux d’accord sur ce point). Du moment que c’est fusionnel, je suis heureux.

J’ai ce besoin d’Elle, de L’avoir à mes côtés, de La savoir toujours présente quand il y a besoin d’être attentionnée. Tout ce qui fait d’Elle ce qu’Elle est : Ses qualités, Ses défauts, Sa personnalité, Son caractère, Sa gentillesse, Son grand Coeur, Sa générosité, sa Tolérance, Sa patience, Son hyperémotivité, Son hypersensibilité, Son empathie, Son sourire, Son regard, Ses petites manies, Sa manière de se tenir, … la liste est infinie. J’aime tout d’elle.

Elle est mon boson de Higgs

Elle est un photon brillant, éternel, dans un trou noir

L’étoile unique dans un ciel noir

La lumière dans les ténèbres

L’apaisement de mes colères

Le soutien dans la difficulté

Elle est comme un vibration dans l’air : chaque partie d’Elle me fait vibrer. Je n’ai pas la prétention de dire qu’Elle est la femme la plus belle sur terre, mais c’est ce qu’Elle est à mes yeux.

Elle est mon âme soeur, mon alter ego

Elle est mon complément, celle qui me fait sentir bien quand elle est près de moi

Elle occupe toutes mes pensées, Elle me fait m’inquiéter quand Elle a du retard ou quand Elle ne va pas bien.

Elle est la mère de nos enfants

Elle est la chaleur et la peau douce dans notre lit quand je me couche

Elle est celle qui se sacrifie pour les autres jusqu’à s’en détruire (c’est terminé ça, même si j’admire ce Don d’Elle même qu’Elle peut faire)

Elle est la gentillesse dans ce monde pourri

Elle est la Danseuse lorsque le fouet vient “caresser” son divin postérieur, son dos, ses épaules, ses hanches délicates

Elle est la beauté dans le plaisir

Elle est ma femme. Gare à qui lui manquera de respect ou s’en approchera au delà du raisonnable et de l’acceptable. Le futur “Maître” protège son esprit, le mari protège son corps.

Elle est à moi. Elle m’a fait ce Don Inestimable d’Elle même, s’en remettant totalement à moi. Et l’échec n’est pas une option. Son esprit, Son âme et Son corps sont miens. Elle est, avec nos enfants, mon bien le plus précieux, mon trésor, ma raison d’être. Nous sommes un Yin et un Yang, indissociables et complémentaires.

Elle est un Diamant dans sa gangue qui n’attend que d’être sublimé par les mains délicates et expertes du Joaillier. Elle m’a choisi pour être ce Joaillier.

Elle sortira de l’ordinaire pour devenir Extraordinaire.

Je L’aime plus que la raison ne l’autorise. Je La veux heureuse, épanouie, croquant la vie à pleines dents, peu importe ce qu’elle nous réserve. Unis et en symbiose.

Je T’aime ma Soumise.

Ton “Maître”.


M.Fox

Les débuts




Nous avons commencé il y a déjà bien longtemps à pimenter notre vie sexuelle, mais pas notre vie de couple. Achat de premiers sextoys. Puis d’une magic wand (qu’elle adore !), de divers “outils” telles que des entraves de poignets et chevilles. De quoi s’amuser, mais sans remotiver notre vie de couple. Le sexe est le ciment du couple, mais c’est incomplet si on ne partage pas une sorte de “fusion” l’un avec l’autre. Je L’ai toujours aimée, mais les années ont fait que je le montrais moins (moi qui suis déjà très peu porté sur l’expression de sentiment …). Quelque chose manquait et ça laissait mini-moi Impulsif mini-moi Colérique aux commandes, ce qui n’arrangeait pas les choses. Du mal à accepter son hyperémotivité par moments, dure période. Mais mes sentiments profonds n’ont jamais changé. Enfouie dans la dépression parce qu’elle transformait tous les soucis en obstacles insurmontables, y compris les plus insignifiants, il m’a fallu un peu de temps pour que le déclic se fasse. Ne cherchez pas pourquoi ca n’est pas arrivé avant, je suis moi même incapable de le dire. Mais il a heureusement eu lieu, et je me suis mis à essayer de comprendre pourquoi elle était au fond du gouffre, et ce que je pouvais faire pour l’en sortir. Fan et pratiquant d’arts martiaux depuis de longues années (Tai Chi et Boxe Chinoise pour les curieux), je faisais des recherches sur des armes de samouraïs, quand je suis tombé sur des photos de shibari. Intrigué, je m’y suis intéressé et j’ai proposé à ma femme de le pratiquer avec elle, arguant le fait que ca l’aiderait à faire le vide et à se détendre (c’est ce que disait la majorité des témoignages). En effet, il a semblé que les cordes lui faisaient un bien fou. Mais je ne l’ai réalisé qu’après. Je me suis perfectionné dans cette pratique en autodidacte, conscient des dangers et obnubilé par la sécurité : hors de question de lui faire du mal (haha, c’est marrant dit maintenant) et nous avons eu quelques séances de cordes très apaisantes, relaxantes, toujours poursuivies par un rapport sexuel intense. Ca mettait un peu de lumière dans la pénombre de notre train-train quotidien.
Puis est arrivé LA découverte pour elle comme pour moi. Lors d’un rapport, elle m’a demandé (je me doute de l’effort que ça a dû lui demander) si je pouvais lui mettre une fessée. J’ai toujours refusé de la toucher en mal, c’est l’un de mes principes : je ne frappe pas une femme (je ne me laisse pas faire si une femme tente de me frapper, une simple immobilisation sans blesser suffit). J’ai pris sur moi d’accéder à sa demande … l’effet a été immédiat. Elle est devenue “trempée” d’un seul coup. Le choc (positif !) pour nous deux ! Mais la culpabilité pour moi après. D’où elle sortait cette charogne ? Je sais pas, mais je culpabilisais de l’avoir frappée (assez fort, à sa demande) sur les fesses. Ca allait à l’encontre de mon principe (rigidité d’esprit, bonjour !). Ca a été l’enfer à affronter. Son bonheur (elle aimait clairement ça, au point de me le dire de vive voix, elle qui était toujours timide sur le sujet) ou mon principe ? Ca me taraude encore à l’heure ou j’écris ces lignes, c’est dire si le combat a été intense intérieurement. J’ai donc réalisé, tout comme elle, qu’elle avait un petit côté masochiste, et pour le confirmer, nous sommes allés acheter une cravache. Elle a été excitée toute la journée, et lors de la première utilisation de la cravache, elle est littéralement montée au ciel. J’ai cru qu’elle allait me faire un arrêt cardiaque (comme souvent d’ailleurs) cette soirée là. Confirmation, elle a un petit côté masochiste. Je me suis donc renseigné sur le sujet, sur ce qui déclenche cette “envie de douleur”, le pourquoi du comment. Et j’ai obtenu beaucoup de réponses. Laisser aller, défi pour soi même, endorphines, plaisir de laisser celui qu’elle aime exprimer une partie de ses interdits. Je me suis dit, pourquoi pas, et si … elle voulait aller plus loin, que ce soit les prémices à une nouvelle relation que j’espérais intérieurement depuis si longtemps (j’ai une propension à vouloir tout diriger, contrôler, suivre la logique et le bon sens (les miens) et pouvoir prouver que je ne suis pas en tort, que mon Petit-Génie n’est pas une blague. Un autre aspect du TSA, qui s’exprime chez moi par vouloir toujours me conforter mon côté différent qui me rend supérieur, après avoir entendu de nombreuses fois : “tu n’es pas comme les autres, tu es plus intelligent qu’eux, prouve le !” Une belle spirale infernale !).

Nous avons entamé de longues discussions, nous avons pris de bonnes résolutions au réveillon 2018 … et nous nous y sommes tenus jusqu’à ce jour ! Elle a découvert des blogs de femmes Soumises, et a eu son déclic. C’est ce qu’elle voulait, elle se retrouvait pleinement dans ces récits de Soumises qui s’épanouissent auprès de ceux qu’elles ont choisi comme Maîtres respectifs. Une jalousie de vouloir vivre la même chose ? Un réel désir ? Je doutais, fortement au début. C’est un engagement qui ne se prend pas à la légère, et je voulais être sûr que c’était bien son désir, son voeu, qu’elle comprenne ce que ça implique. Elle m’a dit à chaque fois que j’évoquais le sujet “c’est bien ce que je veux. Je n’arrive pas à me gérer, je m’éparpille, je pense trop et n’importe comment. J’ai besoin de ça”. Après de nombreuses discussions, j’ai fini par être convaincu que c’était un choix consenti et réfléchi (après plusieurs semaines). J’ai donc commencé à prendre ma place de “Maître”, imposant mes règles (gentilles et pas trop contraignantes). Elle les a suivies la plupart du temps, il y a eu quelques hauts et quelques bas, que nous avons affrontés ensemble. Mais nous avons réalisé que ce n’est pas ce qu’il nous fallait. Des règles inutiles, on en avait pas besoin, pas plus que ce bout de papier qu’on avait établi au début. On discute beaucoup, on se connait et on ne se cache rien. On ne sort pas d’un monde plein de règles pour entrer dans un autre monde qui a aussi des règles. Je lui ai donc exprimer mes envies et souhaits, elle les a suivi. Par Amour ? Par Soumission ? Les deux en même temps. Et elle a changé ! Elle est devenue souriante, heureuse, agréable. Elle a profité du temps libre que je lui ménageais pour s’occuper d’elle, pour s’adonner à ses passions, selon un emploi du temps que je gère à sa demande. D’un point de vue de “Maitre”, je ne fais que accéder à une demande parce que ca sera utile pour moi, pour l’aider à s’épanouir, et non pas pour lui faire plaisir. 

Elle comprend que j’ai saisi le Don qu’elle m’a fait pour ce qu’il est : inestimable. Je dirige, en échange de quoi elle s’épanouit. C’est bizarre dit comme ça, mais ça fonctionne vraiment. Elle se libère, s’accepte, prend soin d’elle (sport, habillage, maquillage (elle qui n’en porte que très peu, j’aime aussi le naturel chez elle), esthéticienne) sous ma bienveillante autorité. Une nouvelle vie dans un nouvel univers s’est ouvert à nous. Nous avons décidé de vivre l’instant présent, d’apprécier ce que nous offrait la vie, de faire en sorte d’obtenir ce qu’on veut en s’en donnant les moyens. Finis les soucis inutiles, les tracas dont on peut se passer. La difficulté se présente ? On l’affronte sereinement et on passe à la suivante. On devient plus tolérant, on découvre un monde tabou et pourtant si riche et enrichissant. On plonge dans l’interdit dont la bien pensance de la société veut nous priver.


M.Fox